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What's up ? ♥ 29/05/2014

 
« Les yeux sont les messagers du c½ur et de la raison. »
 
 
What's up ? ♥
 
What's up ? ♥
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R-É-P-E-R-T-O-I-R-E 
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    × Prologue : Forte possession. ( 24/05 )              × Chapitre 5 : Lui et moi. ( 16/06 )        
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     × Chapitre 1 : Mauvaise impression. ( 25/05 )   × Chapitre 6 : Roméo. ( 27/07 )              
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        × Chapitre 2 : Un simple jouet. ( 29/05 )            × Chapitre 7 : Je te protégerai. ( 31/07 )  
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 .× Chapitre 3 : Ravi de te revoir. ( 04/06 )          × Chapitre 8 : 0%.... ....................  ...
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   × Chapitre 4 : Faible. ( 11/06 )                                                                                                
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Fictions coup de c½ur :  BADKidrauhl - DangerGangAndLoverDose
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What's up ? ♥

" Forte possession. " 24/05/2014

 



 
Parfois, il suffit juste d'une petite chose pour démarrer une histoire. Comme on dit, il y a bien un début à tout. Et c'est ce qu'il s'est passé pour Aria & Logan. Une simple sortie en boîte de nuit, fut le déclenchement de leur histoire. Ils n'étaient pas prêts à tout ça. Ils n'y avaient même pas prévu. Mais le destin a choisi à leur place. Aria, 19 ans, vivait tranquillement sa vie de célibataire. Entourée de ses amis, avec un bon petit boulot, elle était bien. Mais cela a changé. Elle a rencontré ce jeune homme, Logan. Mystérieux, séduisant, dangereux, impulsif, voilà ce qu'il est. Même avec toutes les filles qu'il a eu dans son lit, il n'en a jamais aimé réellement une. Mais avec Aria, il allait voir ce que c'est le vrai amour. Rien ne va être paisible, bien au contraire. Le danger sera partout. 
 

« Je pensais que tu valais mieux que ça. Jamais j'aurais cru une seconde que tu étais comme ça. Tu m'as fait mal. Tu t'en rends compte ? Je dis pas que je suis la fille parfaite, que j'ai aucun défaut. Mais, toi.. tu as touché le fond cette fois. T'en as sûrement rien à foutre de mon monologue. Au moins, tu es courant de ce que je pensais. Maintenant, je pars. Je te laisse avec toi-même. C'est fini. Je reviendrai pas, Logan. 

- T'es dingue. Tu croyais vraiment que j'allais te laisser partir ? Jamais. T'es à moi. Pour toujours, bébé. »
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" Mauvaise impression. " 24/05/2014

 

 
 

Aria Miller


Mes paupières s'ouvrirent lentement. Je m'étirai un peu et sortis de mon lit douillé. Je jetai un ½il à mon réveil et soufflai. J'étais encore une fois en retard. Les filles aillaient me tuer, pour pas changer. Je courus jusqu'à la salle de bain et me regardai dans le miroir. Quelle sale tête. Sérieusement, mes cheveux étaient tous emmêlés les uns avec les autres, mon maquillage avait un peu coulé. Je savais pas comment j'ai pu m'endormir. Sûrement la fatigue. Je suis même capable de m'endormir au volant, mais bon.
Je saisis ma brosse et démêlai ma chevelure assez vite. Je nettoyai mon visage et me remis un peu de crayon noir. Je me déshabillai et mettais une robe bustier noire. Je retournai dans ma chambre et enfilai une paire de chaussures à talons, mes préférées. J'allai dans mon salon puis saisis mes clés de voiture, mon sac et une petite veste. Je pouvais enfin partir. Je sortis dehors et pris le temps de fermer mon appartement. Vu que l'ascenseur était en panne, je dévalai à toute allure les escaliers. Je loupai une marche et mon pied atterrit durement sur le sol. Je m'arrêtai quelques secondes pour me masser un peu. Oh et puis tant pis, ça allait passer. J'arrivai jusqu'à ma voiture. Elle était garée juste en face de l'immeuble. Je m'assis côté conducteur et démarrai. Heureusement que la boîte de nuit n'était pas bien loin, sinon j'aurai eu au moins une heure de retard. Je roulai pendant vingt minutes et aperçus, enfin, le lieu de
" rendez-vous ". J'espérai que les filles n'avaient pas remarqué mon absence. Je me garai dans le parking et descendis de mon petit bolide. Un vent glacial se plaqua contre mon corps. Je tremblai légèrement. Mes amies devaient être déjà à l'intérieur. J'entrai dans la boîte. Directement, une musique forte me vint jusqu'aux tympans. Ça me donnait tout de suite envie de danser dans tous les sens. Je passais difficilement à travers la foule. Tout le monde était déchaîné. Après quelques minutes de recherche, je vis enfin les filles. Elles étaient entrain de boire au bar. Je m'approchai d'elles et posai ma main sur l'épaule de Jane.

« Oh ! Tu es arrivée, miracle ! Hurla-t-elle
- T'as vu ça. J'ai fait le plus vite que j'ai pu, hein..
- Hm.. Cinquante minutes de retard.. Me dit Kate
- Mais je me suis endormie, pas de ma faute !
- Ouais, bon, pour cette fois.. On te pardonne ! Répondit Jane
- Merci, c'est si gentil de votre part. »

On rigola toutes les trois. Je commandai un verre aussi. D'habitude, ce n'était pas vraiment mon truc de sortir en boîte.. J'ai toujours eu cette peur de croiser des personnes trop saoules et qu'elles me causent des problèmes. Mais vu que j'étais avec les filles, rien de mal pouvait arriver. Elles étaient célibataires comme moi. On n'avait pas encore trouver le bon mec. J'ai souvent été déçue en amour. Mon ancien petit ami ne faisait que boire. Quand je rentrais du travail, il m'attendait souvent devant l'immeuble, et pas en bon état.. Mais tout ça, c'était du passé. Des mauvais souvenirs qu'il fallait oublier.
On discutait un long moment quand soudain, Kate montra quelque chose du doigt. Jane et moi, nous nous retournions pour voir ce qu'elle fixait. D'un coup, j'ouvrai un peu plus mes paupières. Kate désignait un mec, assez sexy. Je lui donnai une vingtaine d'années. Je distinguai de loin ses magnifiques yeux bleus. Ses vêtements le mettaient bien en valeur. Ses cheveux bruns bien coiffés. Il était accoudé sur une table, entrain de boire, seul. Il dégageait tout de même une mauvaise impression. Son regard était assez dure. Il regardait un peu autour de lui. Soudain, il me fixa aussi. Il prit une gorgée sans me lâcher des yeux. Une drôle de sensation me parcourut. Je ne voulais plus regarder ailleurs. Je me sentis secouée par quelqu'un et me retournai. Kate était en face de moi. 
 
« Tu nous écoutais plus ou quoi ? Me demanda-t-elle
- Euh.. Si..
- T'es sûre ?
- Non. J'étais juste dans mes pensées, désolé..
- Je crois plutôt que tu étais captivée par le beau mec ! Me taquina Jane
- Mais.. Mais ouais. Je sais pas ce qui m'a prit.
- Il a du charme, normal !
- Pourquoi t'irait pas le rejoindre ? Me questionna Kate
- T'es dingue ! J'ose pas...
- Ce genre d'endroit, c'est fait pour connaître des nouvelles personnes ! Fonce !
- Kate a raison, Aria.
- Bon.. Je vais aller le voir maintenant. »

Elles sautillaient de joie en entendant ma réponse. Elles changeront jamais.. Je posai mon verre et marchai en sa direction. Je ne le voyais plus, il était caché par la foule. Je me frayai un chemin et arrivai à l'endroit où je l'avais vu. Disparu. Je soufflai, déçue. Où avait-il pu aller ? Je me sentais quand même soulagée. Me connaissant, j'aurai été timide avec lui. Mes joues seraient devenues rouges comme un piment. Tant pis, ce beau garçon restera un simple inconnu.
J'avais horriblement chaud. Ma tête commençait à tourner. La musique forte résonnait dans mon esprit. J'allais exploser si je restais une seconde de plus dans cette boîte. Pas le temps de prévenir les filles, je devenais absolument prendre l'air. Des gouttes de sueur apparaissaient sur mon front. Je sortis le plus vite possible en bousculant quelques personnes sur mon passage. " Fais attention ! " me disaient-ils. Rien à foutre, je ne m'excusais pas. J'atteignis enfin la sortie. Je respirais l'air frais de la nuit. Ça me faisait un bien fou. Je me sentais beaucoup mieux. Il n'y avait pas grand monde dehors. Ils étaient tous entrain de se déhancher sur la musique. Je m'assis légèrement sur le capot d'une voiture et levai ma tête. Des centaines d'étoiles illuminaient le ciel de la nuit. J'aimais beaucoup y regarder. Je trouvais ça si beau. 
Soudain, j'entendis le bruit d'un moteur de voiture tournait et des phares s'allumaient. Cela provenait de l'engin où j'étais assise. J'eus même pas le temps de m'enlever que le conducteur klaxonna. Je me précipitai sur le trottoir. Je n'avais pas fait attention si quelqu'un était au volant. La porte, côté conducteur, s'ouvrit. La personne sortit, dos à moi. Elle se tourna de mon côté. Mon c½ur rata un battement. C'était le bel inconnu de tout à leur. Il marcha rapidement jusqu'à moi et se mit devant moi. Je devais lever la tête un peu pour voir ses beaux yeux. Il était plus grand que moi. Mais la peur m'envahit en voyant l'expression de son visage. Il avait l'air furieux et énervé. Je fis un pas en arrière.

« Je t'ai donné l'autorisation de t'asseoir sur ma voiture ? Sèchement
- Eh mais.. C'est bon, je me suis juste assise ! Je ne t'avais pas vu dedans.
- Pourtant t'as des yeux, non ?
- Oui, comme tout être humain. Répondis-je calmement
- Arrête, te fous pas de ma gueule.
- Tu m'agresses juste pour une voiture, déstresse, elle va bien.
- Par contre toi, tu n'iras pas bien si tu continues à me parler sur ce ton. Se rapprochant et me fixant
- Dégage. »

Je ne savais pas comment j'ai eu le courage de répondre comme ça. J'avais peur au fond de moi. Ses dernières paroles me donnaient froid dans le dos.
Il recula et un sourire apparut sur ses lèvres. Il ne me lâchait pas du regard. On aurait dit qu'il détaillait tout mon corps. Cela me rendait mal à l'aise et bizarre en moi. Je le trouvais quand même toujours si séduisant. Il rouvrit la porte de sa voiture et me dit :

« A bientôt, bébé. »

Il passa sa langue sur ses lèvres et retourna dans la voiture. Il démarra. Je sentais toujours son regard sur moi. Il commença à rouler et me fit un dernier sourire, après avoir baisser la vitre. Je le fixais jusqu'à ne plus le voir sur la route. Je me pinçai directement le bras. Non, c'était bien la réalité. Tout s'est passé très vite. Pendant quelques secondes, je me remémorai tout ce qu'il m'a dit ou fait. " A bientôt, bébé. " qu'est-ce que ça signifiait ? Il allait donc revenir ? Je ne voulais surtout pas le revoir. Et son putain de sourire me rendait toute chose. En même temps il m'a fait peur, mais.. Mais j'étais perdue dans ma tête. Je me demandais si j'allais le dire aux filles. Oh non, elles s'imagineront pleins de choses après.
Ses yeux bleues restaient dans ma tête. C'était vraiment une mauvaise idée de vouloir lui parler. S'il serait resté à son endroit, il aurait peut-être commencé à me draguer ou même pire que ça. Je mis mes deux mains sur mon visage. " Arrête de penser à milles choses débiles. " me disait ma conscience. 
Je voulais rentrer chez moi pour dormir. Je retournai à l'intérieur et cherchai les filles. Je les vis danser avec des inconnus. Elles aimaient vraiment draguer ces deux-là. Ça ne servait à rien que je les prévienne de mon départ. Elles étaient occupées apparemment et j'allais sûrement les déranger. Je quittai cette boîte une bonne fois pour toute et montai dans ma voiture. Mes paupières commencèrent à se fermer toutes seules quelques fois. Je me donnai une petite claque pour me réveiller. Je pouvais vraiment être idiote parfois. J'attachai ma ceinture de sécurité et démarrai.
Je roulai tranquillement, jusqu'à ce que j'entende la sonnerie de mon téléphone. Je l'avais laissé dans mon petit sac. Je le pris. C'était Kate qui m'appelait. Je décrochai.
 
« Oui ?
- T'es où bordel ? T'es avec le mec sexy ?
- Non, je rentre chez moi.
- Pourquoi ? Faut que tu reviennes !
- J'a.. J'avais la tête qui tournait, et puis je suis fatiguée.
- Oh dommage. Mais dis-moi, tu lui a causé au bel inconnu ? L'entendant rire
- Je l'ai pas retrouvé donc non.
- Oh c'est con ! Bon, repose-toi bien alors ma chérie !
- T'inquiètes, bonne nuit. »
 
Je n'attendis pas sa réponse et raccrochai. Elle m'avait vraiment saoulé ce soir, sérieusement. C'était vraiment la meilleure solution de pas lui dire ce qu'il y a eut avec l'autre. Et je lui dirai sûrement pas plus tard. Je posai mon portable sur le siège à côté et me concentrai sur la route.
Arrivée dans l'immeuble, je montais doucement les escaliers. J'étais vraiment épuisée. Pourtant, je n'avais pas beaucoup danser. J'atteignis enfin ma porte. Je la déverrouillai avec ma clé et me dépêchai d'enlever mes talons. Ils me niquaient les pieds depuis un moment. Je fermai la porte et la verrouillai. Je filai dans la salle de bain pour me démaquiller et retirer ma robe. Vu mon reflet dans le miroir, j'avais vraiment besoin de sommeil. Je partis dans ma chambre et enfilai un petit bas puis un débardeur noir. Je me hissais sous la couette rapidement. Le bel inconnu était encore dans mes pensées. Je repensais aux regards qu'on s'est lancé. Qu'avait-il pu penser en me regardant ? Est-ce qu'il reviendra vers moi ? J'arrêtai de me poser des questions idiotes et essayai de m'endormir.


Je me réveillai difficilement. Les rayons du soleil m'éblouissaient. J'avais oublié de fermer les volets, tête en l'air que je suis. Mon réveille affichait dix heures du matin. Heureusement qu'on était que dimanche, sinon j'aurai été en retard pour le boulot.
Je retirai la couette et me levai. Je me dirigeai vers mon balcon, qui donnait une vue sur la route. J'ouvris les fenêtres et sortis pour prendre un peu l'air. J'ai toujours eu cette manie de respirer le bon air du matin. Depuis que je suis petite, je le fais tout le temps. C'est comme si ça me calmer.
Je posais mes mains sur les remparts noirs. Je regardai les passants dehors. Mes yeux s'arrêtèrent sur une silhouette qui ne m'était pas inconnu. Je me penchai un peu en avant pour mieux voir. Je n'en croyais pas mes yeux. Encore lui. Putain mais qu'est-ce qu'il venait foutre ici. Je le trouvai plus séduisant que la nuit passée. Même de loin, il était beau. Il fumait contre un mur. Je me frottais les yeux pour bien réaliser que je le voyais. Il était bien là, juste en bas de mon immeuble. Je commençais à trembler légèrement. Les souvenirs de cette nuit reviennent dans ma tête. M'avait-il suivit jusqu'à chez moi ?
Sans que je m'y attende, il leva la tête en ma direction. Mon souffle se coupa une seconde.

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" Un simple jouet. " 25/05/2014



 
 

Aria Miller
 
 
Mes mains devenaient froides, tremblantes. Je lâchai immédiatement la rempart et reculai jusqu'aux fenêtres. Je ne savais pas quoi faire. Est-ce que c'était mieux de rester cachée chez moi ou descendre lui dire deux mots ? J'étais totalement perturbée. Il m'avait vu, c'était sûr. Maintenant, il savait où j'habitais. Ça m'inquiétait beaucoup justement. Je pris mon courage à deux mains et avançai pour voir s'il n'avait pas bougé. Ma respiration s'accéléra. Plus aucunes traces de lui. Je ne le voyais plus. Je regardai partout dans la rue mais rien. J'avais très peur qu'il soit monté dans l'immeuble. Je me précipitai à l'intérieur, jusqu'à la porte d'entrée. Je vérifiai si c'était bien fermer. Heureusement que oui. Je soufflai de soulagement. S'il aurait la curiosité de venir me voir, je ne lui ouvrirais pas. Il pourrait pas défoncer une porte quand même.
Je m'assis sur le canapé et attendis quelques minutes. Je me demandai s'il allait frapper chez moi. Je me faisais trop de films. Si j'entendais le moindre bruit, j'étais sûre que je ferai un bond de trois mètres. Vu que rien ne se passait, je me relevai et partis me servir un verre d'eau, dans ma cuisine. Tout ce stresse m'assoiffait. Je bus d'une traite. Je reposai mon verre sur la table et des bruits de frappements résonnèrent dans tout mon appartement. Je restai crispée quelques secondes. Est-ce que c'était lui ? Je ne savais pas quoi faire. J'étais persuadée qu'il se trouvait à ma porte. Je baissais la tête vers mon corps. Il fallait pas qu'il me voit dans cette petite tenue quand même. Je fis un petit sursaut en entendant de nouveau les frappements. Je pris la décision de ne pas ouvrir. J'avais bien trop peur, il faut l'avouer.
Au bout de quelques instants, plus personne ne toquait. J'étais moins affolée. Il devait être sûrement parti. Enfin, j'espérai. Je déguerpis de la cuisine pour me rendre dans ma chambre. Je fouillais dans mon armoire mal rangée, à la recherche de mon jean préféré. Je le vis et l'attrapai, toute contente. J'enfilai rapidement mon pantalon bleu-foncé, et un pull beige. Je me maquillai légèrement ; mascara noir, eye-liner. J'étais enfin prête pour débuter cette journée. Je n'avais rien prévu de faire. Le téléphone sonna. Je marchai rapidement dans le salon et décrochai.
 
« Allo ?
- Salut, c'est Jane. Tu peux me dire où t'étais hier soir ? D'une voix froide
- Euh.. Kate ne t'a rien dit ?
- Non. Elle était à moitié bourrée après.
- J'étais fatiguée donc je suis rentrée chez moi plus tôt que prévu.
- Et pourquoi tu m'as pas ouvert tout à leur ?
- Qu..Quoi ? Perdue
- Y a environ trente minutes, je suis venue frapper chez toi. »

Je me sentis tellement idiote. Je croyais vraiment que c'était l'inconnu qui toquait, pas elle. Je devais trouver une bonne excuse pour ne pas lui avoir ouvert.

« Euh j..j'étais sous la douche, excuse-moi Jane..
- Ah. Mais la prochaine fois quand tu t'en vas en avance, préviens-moi.
- C'est bon, tu vas pas m'en faire tout un plat. J'ai voulu vous le dire mais vous dansiez donc.
- Et alors ? Je me suis fait du soucis pour rien ! 
- Oh ! Tu sais quoi ? Ta gueule. Je suis grande. Pas besoin de s'inquiéter pour ça. Au revoir. »

Je raccrochai, énervée. Les filles me prenaient toutes les deux la tête, j'en avais marre. Je n'ai pas été tendre avec elles, je le savais bien. Elles auront cas m'en vouloir, ça ne sera pas grave. Elles reviendront au bout d'un moment, c'était sûr.
Pour me changer les idées, je décidai d'aller manger au starbuck du coin. J'adorais déjeuner là-bas, ou même simplement acheter des boissons. C'était un peu comme un endroit où j'allais me réfugier quand je ne vais pas très bien. Et là, j'en avais vraiment besoin. 
Je pris une veste qui traînait sur le dossier d'une chaine et mis mes converses rouges. J'allais partir à pieds, donc pas besoin des clés de voiture. J'emportais mon porte monnaie avec moi, bien sûr. Je posai ma main sur la poignet de la porte puis soudain, je me stoppai net. Je repensai à l'inconnu, dans ma rue. Bien que j'ai su que ce n'était pas lui tout à leur à la porte, j'étais méfiante quand même. Je tournai la poignet et sortis de mon appartement. Je descendis tous les escaliers, en faisant attention cette fois-ci de ne pas louper une marche. Arrivée dehors, un vent glacial m'arriva dessus. Je boutonnai immédiatement ma veste et cachai un peu mon cou. J'étais assez frileuse, malheureusement.
Je regardai tout autour de moi, par peur de revoir le bel inconnu. Rien en vu. " Tant mieux " pensai-je.
Cinq ou dix minutes après, je voyais déjà le starbuck devant moi. Apriori, il n'y avait pas grand monde à l'intérieur. J'atteignis l'entrée et rentrai à l'intérieur. Il faisait tout de suite plus chaud. Je saluais les clients déjà assis. Apercevant une petite table vers les vitres, je m'installai à celle-là. Je quittai ma veste et me saisis de la petite carte devant moi. Je lisais attentivement.Toutes les boissons me donnaient envie, j'avais du mal à faire un choix. Des bruits de pas s'approchaient. Avant de pouvoir relever la tête, j'entendis :

« Plutôt pas mal ton balcon. »

Mon sang ne fit qu'un tour. Je reconnus cette voix directement. C'était lui. L'inconnu. Je fermai durement la carte qui se trouvait dans mes mains. Un frisson de peur parcourut mon corps entier.

« Où plutôt.. pas mal ta petite tenue du matin. Ça me plait. »

Mes joues chauffèrent d'un coup. Comment osait-il me dire ça. Il a dû bien me détailler même si j'étais au deuxième étage de l'immeuble. Je voulais qu'il dégage, qu'il me parle plus. Je relevai alors la tête pour le regarder. Mes yeux tombèrent dans les siens. Ses putains de yeux bleus me foudroyaient. Il était juste là, debout à mes côtés. De près, à la lumière, je craquai complètement pour sa tête d'ange. Ses cheveux châtains un peu ébouriffés, ses lèvres fines, son magnifique regard. Je ne voyais plus que ça. Rien d'autre
On se fixa un long moment. Je me noyai dans ses yeux. Soudain, je repris un peu mes esprits.

« Mais qu'est-ce que tu fous là, putain.
- J'ai tous les droits de venir au starbuck, non ? Haussant un sourcil
- Comme par hasard, tu te ramènes ici juste après m'avoir vu dans la rue.
- Et alors, ça te pose un problème ? Parlant froidement
- O.. Oui, un gros problème.
- Donc tu veux que je dégage, comme hier soir ?
- T'as tout compris, bravo. »

J'avais peur qu'il s'énerve contre moi. Je ne voulais pas paraître faible par rapport à lui.
Il me fit un grand sourire et s'assit en face de moi. Je fus choquée. A quoi jouait-il ? Il cherchait bien à me faire péter un câble. J'allais lui dire deux mots mais le serveur arriva vers nous. 

« Bonjour messieurs dames ! Qu'est-ce que vous dési..
- Le coupant - Un frappuccino mocha coconut et la même chose pour elle.
- Très bien, je vais vous les apporter ! »

Le serveur repartit déjà. J'étais entrain d'halluciner. Je n'ai même pas eu le temps de dire quoi que ce soit. Et il s'est permis de choisir à ma place. Il méritait une bonne gifle. En plus de ça, il était très malpoli.
Il me fixa, fier de lui. Il prenait un malin plaisir à me narguer, m'énerver. " Petit con " me disais-je.

« Mais putain, tu joues à quoi ?!
- Oh désolé, tu voulais peut-être un frappuccino mocha cookie ?
- Non ! Tu sais bien de quoi je parle ! Arrête ton petit jeu ! Élevant la voix
- T'es toujours autant sexy en t'énervant. »

Ses derniers mots me firent monter en colère. Je me levai brusquement et me penchai légèrement vers lui. Je le fusillai du regard. Je dirigeai ma main gauche rapidement jusqu'à l'une de ses joues mais il m'arrêta.

« Attention à ce que tu fais. Je pourrai te punir, mais en bien plus pire qu'une baffe. »
 
La peur m'envahit. Je n'avais plus la force de lui répondre. Il ne me regardait pas de la même façon qu'avant. Il fronçait les sourcils, son sourire disparu. Il commença à serrer plus fort mon poignet. Je me retenus pour ne pas pousser un cri. Il se leva à son tour et me fit rasseoir. Il me lâcha et se remit à sa place. Il était bien plus fort que moi. Soit je pouvais courir jusqu'à la sortie pour lui échapper, ou soit rester là. Et même si je m'enfuirai, il me suivrait sûrement. Je préférai alors ne pas bouger.

« C'est quoi ton prénom, ma belle ?
- Aria.. Répondant doucement
- Très joli.
- Me..Merci.
- Le mien c'est Logan. »

J'aimais beaucoup ce prénom. Bien sûr, je n'allais pas lui dire. Je lui souris faiblement en guise de réponse. Le serveur nous apporta nos boissons et repartit immédiatement. Il a pas dû apprécier le comportement de Logan, ce qui était compréhensible.
Je bus une petite gorgée. Il avait fait le bon choix. C'était délicieux. Je sentais le regard de Logan sur moi.

« Tu aimes ?
- Oui, beaucoup. Relevant la tête vers lui
- J'en étais sûr de toute façon. »

Je ris doucement.

« Si t'en étais sûr, pourquoi tu m'as demandé alors ?
- Peut-être parce que.. je suis un idiot.
- C'est bien vrai ça ! »

On se mit à rire tous les deux. A ce moment-là, je n'avais plus du tout peur de lui. J'étais même étonnée du changement de situation. Je trouvai son rire adorable. On se fixa et arrêta nos ricanements. Je replongeai dans ses yeux bleus. Il m'intriguait tellement. Un coup il pouvait être doux, et puis il changeait totalement en étant plus méchant. Je ne savais plus quoi penser. 

« Tu sais, je ne suis pas un morceau de viande. Plaisantant
- Ça te gêne mon regard ?
- Non Logan.
- Alors ferme la. »

Je ne comprenais pas. Il est devenu froid, encore une fois. C'était la petite chose de trop. Je remis ma veste et me levai. J'ai perdu mon temps à rester ici avec lui.

« Où tu vas ?
- Tu te fous de moi ? Je me casse de là. T'es vraiment étrange. Et je te laisse payer, hein. Au revoir. »

Je n'attendis pas qu'il me réponde et sortis du starbuck, en colère. Je claquai la porte. Moi qui pensais qu'il était gentil au fond. Je me suis bien trompée. Je marchai vite et percutai parfois des personnes. J'en avais rien à faire. Je voulais rentrer chez moi au plus vite. Quelle journée de merde. D'abord je me suis pris la tête avec Jane et Kate, et ensuite Logan m'a mise hors de moi. C'était vraiment pas mon jour. 
Il commençait à pleuvoir. Je n'avais pas emporté mon parapluie, et pas de capuche. Je me détestais d'être sortie. J'aurai dû rester bien au chaud, dans mon appartement.
J'accélérai le pas. Mon immeuble se situait au bout de cette rue. Soudain, une main se posa sur mon épaule. Je me retournai, surprise.

« Bordel, tu es rapide. »

Logan. Il était aussi trempé que moi. Des petits cheveux collaient sur son front. Son regard ancrait dans le mien. Je voulais lui crier dessus, mais c'était comme si je ne pouvais pas. Il m'énervait, vraiment. Il n'a jamais été aussi proche de moi. Je ressentais quelque chose. Qu'est-ce qu'il se passait ?
 
« Fous-moi la paix.
- J'en ai pas l'envie, c'est dommage pour toi.
- Mais putain, tu veux quoi ? »

Il rapprocha son visage du mien et me chuchota :

« Toi. »


J'eus chaud, très chaud. Essayait-il de me séduire ? En tout cas, il y parvenait très bien. Je rougissais. Il était si séduisant, impossible pour moi de lui résister. Il recula doucement, tout en me détaillant. Il se mordit la lèvre inférieure. J'étais totalement perturbée par toutes les sensations en moi. Je n'arrivais plus à sortir un mot. Il me faisait perdre mes moyens.

« Sois prête demain soir à vingt heures, je passerai te chercher. »

Sa phrase me fit un électro choc.

« De..Demain soir ?
- Ouais, je t'emmènerai quelque part pour apprendre à se connaître.
- Mais je..
- Chut, tu n'as pas ton mot à dire. Et n'hésite pas à remettre une petite robe bien moulante comme celle d'hier soir, ça te va bien.. très bien même. »

Il me sourit et ricana. Ce n'était pas le même rire que dans le starbuck. Celui-là ne me plaisait pas. J'avais l'impression qu'il me prenait pour un simple jouet. " Gros pervers " marmonnai-je.
Il me fit un clin d'½il et partit dans l'autre direction. Dans quelle merde je m'étais mise encore. Je me demandai comment aller se dérouler la soirée de demain. J'étais obligée d'y aller. Ou alors je pouvais prévenir la police pour harcèlement. Mais je ne le ferai pas. Au fond, j'en avais envie de le revoir, putain.


Logan Lerman


Je retournai jusqu'au starbuck pour que Bryan vienne me chercher. Je sortis mon portable de la poche et lui passai un coup de fil. Il n'allait pas tarder. 
Le visage d'Aria resta dans mes pensées. Elle était tellement sexy, putain. Dès que je l'ai vu dans la boîte, elle m'a plu. Sa robe noire la mettait en valeur. Je me suis pas gêné pour la détailler de la tête aux pieds. Et je n'allais pas la lâcher, je la désirai. Je savais que je lui plaisais. Rien qu'en fixant ses beaux yeux marrons, je l'ai remarqué tout de suite. Et personne ne m'a attiré autant qu'elle. Je devais l'avoir.
Reconnaissant la voiture de Bryan qui arrivait, je m'approchais plus de la route. Il se gara à côté du trottoir
J'ouvris la porte côté passager, et montai à l'intérieur. 

« T'en as mis du temps.
- Oh, y avait une vieille qui a traversé la route, j'allais pas l'écraser.
- Aller, encore une excuse de merde ! »

Je prenais plaisir à le faire chier, et lui aussi. C'était comme un frère pour moi, depuis longtemps. On a fait toutes nos infractions ensemble, et on se fout dans la merde à chaque fois. Mais on s'en sort toujours bien
Il tourna la tête vers moi. Je me doutais bien à quoi il pensait.

« Alors, tu vas te la faire ?
- Qui ça ? Faisant l'ignorant
- La bombe d'hier soir. T'as pas dû l'oublier mec.
- Oh, elle.. impossible de l'oublier. Elle s'appelle Aria.
- Que c'est mignon ! Prenant une voix de fille
- Arrête, t'es con. Riant
- Elle est tombée sous ton charme ?
- Je crois, mais putain, qu'est-ce qu'elle est coriace. 
- Ça te change de toutes les autres salopes alors.
- Carrément ouais.
- Tu finiras par l'avoir, t'inquiètes. »

J'allais tout faire pour l'avoir, c'était sûr. J'ai toujours eu les filles que je veux. Alors pourquoi Aria serait une exception ? Elle résistait bien pour l'instant, mais ça ne devait pas durer. C'était encore même plus excitant quand une fille ne tombait pas tout de suite dans mes bras. Aria m'attirait encore plus. J'avais hâte d'être demain soir. J'espérai qu'elle mette une tenue sexy. Je la séduirais et ça sera dans la poche.
" Petite Aria, tu finiras dans mon lit, comme les autres. " pensai-je. Mais pour que tout marche, il ne fallait surtout pas qu'une chose arrive ; tomber amoureux d'Aria.

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" Ravi de te revoir. " 29/05/2014

 


 
 
Aria Miller


Je déboutonnai ma veste, après avoir fermer ma porte. J'étais encore toute chamboulée, à cause de Logan.
Toute cette histoire m'avait coupé l'appétit. Son magnifique visage ne sortait pas de mes pensées. C'était impossible de l'oublier, avec de tels yeux. Je craignais de stresser pour lundi soir. On allait dîner, discuter, se promener, danser, aller au ciné ? J'en avais aucunes idées. Je m'attendais à tout. En plus de ça, j'allais sûrement être fatiguée. Je devais travailler toute la journée. Mon patron était toujours grincheux, énervant. Mais bon, au moins j'avais un boulot. Je gagnais ma vie assez bien.
Je restai plantée dans mon salon et me demandai ce que j'allais faire ce dimanche. J'aurais bien voulu appeler les filles normalement, mais là non. Pourquoi pas regarder un bon film ? Je m'approchai de la petite commode et me baissai. J'ouvrai les tiroirs et cherchai un DVD. Mon regard s'arrêta sur l'un d'eux.
" 28 semaines plus tard ", j'aimais les films de zombis. Je le saisis et insérai le disque dans le lecteur. Je m'installai confortablement dans mon canapé. Au moins, Logan sortait de ma tête pendant deux heures..


Logan Lerman                                                                                     


Je descendis de ma voiture et claquai la portière. Je me trouvai devant la maison de Bryan. Le soleil se couchait. Il ne fallait pas perdre de temps. J'avançai rapidement jusqu'à la porte d'entrée et tambourinai dessus. Quelques secondes plus tard, Bryan me laissa entrer. James était déjà arrivé. On se réunissait tous les trois dans le salon. Je m'assis à côté de James. J'espérais qu'ils connaissaient toujours le plan. Aucune minute à attendre, on devait agir très vite, avant que ce soit trop tard.

« Bon, vous vous souvenez de ce qu'on doit faire ? Demandai-je
- Ouais. On leur prend la marchandise, et on se tire. Dit James
- Putain les mecs, on est grave en manque de fric là.
- On le sait bien Bryan. Mais t'inquiètes, on trouvera un moyen.
- Logan, tu dis toujours qu'on aura un moyen, mais tu nous fous toujours dans la merde.
- T'es un enculé James.
- J'assume ! Ricanant
- Oh, oh ! Vite, faut qu'on se magne le cul ! Cria Bryan
- Ma caisse est dehors, allons-y. »

On se leva en même temps et partit dehors. La nuit tombait. Les dealeurs devaient déjà nous attendre avec impatience. Ils étaient pas au bout de leur surprise. On monta dans ma voiture. Bryan se mit devant et James sur la banquette arrière. Je démarrai, allumai les phares et roulai assez vite. J'étais très pressé d'en finir avec cette histoire. James avait demandé de la drogue aux autres mecs, alors qu'il ne possédait même pas assez d'argent. Le seul plan, c'était de se tailler comme des lâches, par la faute de James. Il se foutait dans la merde, alors on a voulu l'aider avec Bryan. Ça marchait comme ça dans le clan, et pas autrement.
Il ne nous restait plus beaucoup de route, avant d'arriver. J'agitai ma jambe, comme un con. Je sentais que tout allait foirer. Bryan pensait certainement comme moi, il ne disait pas un mot. 
Je tournai à droite, et on fut devant une petite ruelle. Je me garai en deux secondes et éteignis le contact.

« Bon, pas de conneries les gars. On fait croire qu'on a la tune, mais d'abord on réclame la drogue. Après, on leur fout un coup et on se taille, ok ? Ordonnai-je
- On est vraiment des connards, en fait.
- Ta gueule, James ! M'énervant
- Et s'ils nous rattrapent ? Questionna Bryan
- Je pense pas qu'ils y arriveront. Mais sinon, on les frappe, c'est tout. Répondis-je
- Ça marche. On retourne au plus vite ici après.
- Aller, on se grouille. »

Ils hochèrent tous les deux de la tête. On sortit, aucun bruit dehors. Les dealeurs avaient choisi un endroit isolé. Pas grand monde osait venir dans un coin comme ça. C'était bien trop dangereux.
On marchait dans la ruelle, doucement. On essayait d'être les plus silencieux possible. On ne voyait pas vraiment où on mettait nos pieds, tout était sombre. La lune éclairait à peine. Mon c½ur battait plus vite que d'habitude. Je n'avais pas peur, mais juste de l'adrénaline. J'aperçus, à quelques mètres de nous, deux silhouettes. Les dealeurs. Ils restèrent figés, en nous attendant. On arriva près d'eux. James se mit entre Bryan et moi. Les deux mecs tiraient une de ses gueules. Leurs visages n'exprimaient aucun sentiment.

« T'as le fric ? Parla froidement celui de droite
- Ouais, dans ma poche. »

James mentait plutôt bien, il me surprenait.

« Passe ce que je t'ai demandé, ensuite vous aurez le fric. »

Les dealeurs se regardèrent un instant. Ils semblaient hésiter à nous faire confiance. Je me préparais à bondir sur eux. L'un d'eux fouilla dans un sac et sortit un sachet. Il y en avait beaucoup là-dedans. Il le tendit à James. Celui-ci l'attrapa et fit mine de chercher son fric dans la poche. Je lançai un regard à Bryan et il comprit tout de suite. On les poussa. Je donnai un bon coup de poing dans le ventre à celui qui se trouvait devant moi. Bryan avait fait la même chose à l'autre. Ils tombèrent brusquement sur le sol.

« On se tire ! Hurlai-je »

On fit demi-tour pour retourner à ma caisse. Je courrai assez vite. Les mecs à terre ne devaient sûrement pas nous poursuivre. Ils n'ont pas dû apprécier, mais on s'en foutait royalement. On allait monter dans la voiture jusqu'à ce que trois hommes baraqués se mettent sur notre chemin. C'était quoi ce bordel encore ?
Bryan, James s'arrêtèrent, je fis de même. Et je compris tout de suite. Ils voulaient nous refaire le portrait, c'étaient sûrement des alliés aux deux autres. Je n'avais aucune idée de comment on pouvait s'en sortir. Avant même qu'on a pu faire un geste, l'un des hommes fonça sur James. Il le mit parterre. La colère m'envahit d'un coup, je n'allais plus me contrôler. Je me précipitai vers ce connard. Je plaçai mon bras autour du cou de cette ordure. Je le fis pencher en arrière et lui donnai un coup de genoux dans le dos. Je le poussai de toute ma force contre un mur. Il gémissait et tombait comme une merde sur le sol. Je me dirigeai encore vers lui quand soudain on me retourna. Son complice était face à moi. Sans même avoir le temps de réagir, il me frappa dans le ventre. Une douleur horrible me prit. Son poing cogna ma joue. Ma respiration se faisait de plus en plus difficile. Je perdis l'équilibre et m'écroulai brutalement, sur le dos. Je me sentais tellement faible. Ma vue commença à devenir floue. Mes lèvres me piquaient. Mon sang coulait le long de mon menton. Mon esprit s'évada. Je ne voyais plus que du noir, le noir absolu...

J'entendais la voix de Bryan. Je me faisais secouer doucement par quelqu'un. J'ouvris mes paupières lentement. La lumière de la pièce m'éblouit.
 
« Bordel de merde, la belle au bois dormant est réveillée ! »

Bryan était penché au-dessus de moi. Il se foutait de ma gueule. Je le poussai sur le côté. Je me trouvai allongé sur un canapé. Je reconnus rapidement la maison de Bryan, je me demandai pourquoi j'étais ici. M'aidant de mes bras, je me relevai pour m'asseoir. Tout de suite, une douleur au ventre se fit ressentir. Je grimaçai. Ça me faisait mal. Je touchai mes lèvres légèrement. J'avais une petite gerçure autour.

« Il t'a pas loupé cet enculé. »

Assis sur le fauteuil, Bryan me regardait. Je ne comprenais pas de qui il parlait.

« Qui ça ? »

Il fut surpris par ma question. J'étais complètement largué.

« Hier soir, ça te rappelle rien ? »

Je me mis à réfléchir. Le visage d'un homme me revint en mémoire.

« On s'était foutu dans une belle merde. Grogna Bryan
- Un mec m'a frappé ?
- Ouais. »

Tous les souvenirs refont surface dans mon esprit ; les dealers, les bagarres. Je me revois tomber en arrière. Je ne savais plus ce qui c'était passé ensuite. Peut-être je me suis évanoui.

« Je m'en souviens maintenant. Mais pourquoi je suis dans ton canapé pourri ?
- Mais ta gueule, il est pas pourri. Et t'es ici parce que tu n'étais plus conscient hier.
- Putain, il m'a défoncé l'autre.
- Il t'a fait saigné ce connard. Quand je t'ai vu tomber, je me suis déchaîné sur lui.
- T'es un bon mec. James est où ?
- Dans la chambre, il dort. »

Je lui fis un signe de tête comme réponse. Je n'avais pas faim. Mon ventre me faisait souffrir. Je détestais l'homme qui m'avait causé ça. Et encore, si Bryan ne serait pas intervenu, j'aurais eu plus de mal. La fatigue me gagnait. Je n'allais pas bouger pendant quelques heures. 
Soudain, je repensai à Aria. On devait se revoir ce soir. C'était hors de question d'annuler. Son doux visage me manquait un peu. Elle était si belle. Je la voulais toujours dans mon lit, je baissais pas les bras. C'était nécessaire de me reposer avant de la retrouver. En prenant mon temps, je me levai et partis dans la salle de bain. J'ouvris le placard et pris un médicament. Je n'en pouvais plus de cette douleur. Je demandai à Bryan de m'apporter un peu d'eau. Il arriva rapidement. Je me saisis du verre et bus une gorgée en avalant la pastille rose. Ça avait un goût affreux, mais je m'étais forcé.
Je retournai dans le salon et m'allongeai dans le canapé. Il ne fallait pas être fatigué pour ce soir, avec Aria.


Aria Miller


Mon patron me criait dessus depuis le début de la journée. J'avais vraiment envie de le baffer, le frapper. J'essayais tant bien que mal à garder mon calme. Pas évident avec sa tête de con.
Un client m'appela pour payer l'addition. Je me dépêchai d'arriver jusqu'à lui. Il me donna l'argent et sortit du café. Il n'y avait jamais eu autant de monde. Jessica, l'autre serveuse, était aussi débordée que moi. Je cherchais encore un travail différent. Celui-là ne plaisait pas vraiment. Même pas du tout.
J'entendis la voix horrible de mon chef. Je tournai la tête et il me regarda d'un air méchant. Il aurait eu deux flingues à la place des yeux, c'était sûr que je serais morte. Je traînai des pieds en arrivant vers lui.

« On dirait que tu fais du surplace, dépêche-toi Aria ! Les clients attendent !
- Je fais ce que je peux.
- Non ! Fais ton maximum ! Tu es faignante sur les bords !
- Enfoi.. D'accord. » 

Il me fusilla du regard. Heureusement que je me suis retenue pour ne pas l'insulter de tous les noms. Je retournais travailler, en me pressant. De toute façon, ce patron n'était jamais content, toujours de mauvaise humeur. Je vis Jessica à côté d'une table de beaux garçons. Elle papotait. Mais là, comme par hasard, le patron ne lui disait rien. Moi, je faisais toujours mon boulot, sans prendre de pause, sans discuter aux clients mais il me gueulait tout le temps dessus. " Putain, quel favoritisme. " me disais-je.
Je regardai ma montre. C'était dix-sept heures et demi. Plus que trente minutes à tenir. Je voulais tellement partir d'ici. En plus de ça, ce soir-là je mangeais avec Logan. Je me demandai comment est-ce que ça allait se passer. J'espérai qu'il soit gentil, et pas violent. S'il me manquait de respect, je m'en irais loin de lui. Même s'il me laisserait sûrement pas tranquille. Au fond, j'avais envie de le connaître. Son côté mystérieux m'attirait encore plus. Je lui donnerais plus de chance s'il foirait notre soirée.
J'arrêtai de penser à lui et me concentrai sur le travail. Je savais que mon chef me surveillait encore.

Dès que j'étais rentrée chez moi, j'avais fait vite pour partir me doucher. Ça me détendait vraiment. Je tirai le rideau de la baignoire et posai mes pieds sur le sol froid. J'attrapai une grande serviette et me séchai vite.
Je mis mes chaussons, avant de tomber malade. Je plaçai la serviette autour de mon corps. Arrivant dans ma chambre, je réfléchis à ce que j'allais porter pour ce soir. Une robe ? Un jean ? J'hésitai. Je n'avais pas vraiment envie que Logan me mate comme un pervers. Mais en même temps, je voulais être séduisante. Je fouillai dans tous les recoins de mon armoire pour trouver la bonne tenue. Dix minutes après, je choisis enfin. Je pris ma robe bleue à dentelles. Je l'aimais beaucoup alors j'ai cédé. Je revenais dans la salle de bain et enlevai ma serviette. J'enfilai des sous vêtements puis la robe. C'était à peine moulant. Dommage pour Logan. Je me séchai les cheveux. Ensuite, je les brossai et me fis un chignon assez haut. Le vent ne pourrait pas me décoiffer comme ça. Je m'emparai de ma trousse de maquillage. Fard à paupières clair, mascara, eye-liner, crayon noirs. Ça suffisait largement. Je n'étais pas folle de tous ces trucs de beauté.
Je partis dans le salon et mis mes ballerines noires. L'horloge affichait vingt-heures pile. Logan allait arriver d'une minute à l'autre. Je me sentais un peu stressée. Je me saisis de mon petit sac à main après m'être regarder dans le miroir une dernière fois. Je fermai mon appartement à clés et descendis les escaliers. J'attendis devant mon immeuble. Je regardai à droite, à gauche. Je commençai à être impatiente. Je ne voulais pas rester plantée comme ça. Je me persuadais qu'il allait venir.

« Bonsoir. »

Les battements de mon c½ur devenaient d'un coup plus rapides. Cette voix, je la reconnus. Celle de Logan
Je me retournai vers lui. Directement, ses yeux bleus me fixaient.

« Ravi de te revoir, Aria. Dit-il sensuellement
- Je suis ravie aussi. »

Je le trouvai divinement beau. J'essayai de ne pas montrer l'effet qu'il me faisait. Il s'approcha plus de moi.

« Allons-y. Plaçant son bras sur mes épaules »

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